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Grâce à vous, Missiz Braizz possède une histoire… et même plusieurs ! Découvrez ici tous les gagnants du concours !

Un grand merci à tous ceux qui ont participé à notre concours ! Nous avons lu attentivement toutes vos créations, et nous y avons trouvé des textes de qualité et des histoires originales. Laquelle est véritablement l’histoire de Missiz Braizz, en fin de compte ? Nous ne savons pas trop, mais n’importe laquelle de ces cinq histoires pourrait faire l’affaire !

Bravo donc aux 5 gagnants ! Chacun d’entre eux recevra une figurine Missz Braizz dès qu’elles seront arrivées dans nos bureaux. Nous vous contacterons dans les jours qui viennent via Ankabox pour vous demander les quelques renseignements nécessaires à l’envoi de votre prix.

Sans plus attendre, voici les vainqueurs :
 

Anto-le-nain

Une très belle histoire, écrite comme un conte ou légende, qui utilise des personnages du Krosmoz de manière originale et charmante.
 

Silouate le Minotoror, gardien du mois d'Aperirel, inspire depuis toujours l'effroi aux paysans du monde des douze. Pourtant ce dernier est loin d'être aussi cruel que les individus de sa race, son souffle chaud permet chaque année de faire fondre les dernières neiges. Ce grand cornu est en réalité un monstre au cœur tendre, dont le plus grand désir est d'avoir un enfant.

Un jour, son collègue Sumens, gardien du mois de Juinssidor, s'étonna de trouver son gaillard d'ami en pleurs au milieu d'un champ. Silouate lui expliqua son rêve, rendu impossible par son physique ingrat. L'Enutrof, loin d'être né de la dernière pluie, lui dit :

« Mon vieil ami, la fécondation n'est pas la seule méthode pour créer la vie.

Donne moi ce que tu as de plus cher et je te t'offrirai un cœur pour ton enfant. »

Silouate, honteux, lui confia alors ce qu'il avait de plus cher : sa poupée de jeune fille en tunique rouge. Sumens l'avala alors d'un trait, puis alla s'accroupir derrière un buisson et poussa quelques gémissements plaintifs et autres jurons adressés à son séant. Il revint vers son ami avec dans la main un rubis en forme de cœur.

« Désolé pour l'odeur. Voilà le cœur de ta fille. Tu me rembourseras plus tard. »

Par la suite, les deux gardiens demandèrent également de l'aide à Rosal, gardien de Maisial. Celui-ci, doté d'une grande sensibilité, était à même de fixer une âme à cette pierre inerte. Silouate et Sumens demandèrent de l'aide aux autres gardiens des mois pour créer un corps à l'enfant ; mais nul ne savaient comment procéder. Xélor, le Dieu du temps, attendri par les efforts collectifs fournis par les gardiens, vint finalement en aide à Silouate. Il lui dit :

« Silouate, difèle gardien du quatrième de mes mois, recouvre ta pierre de ce sable et souffle dessus autant que tu le pourras. Le temps fera le reste. »

Le minotoror prit la plus grande inspiration de sa vie. Il souffla pendant onze mois sans interruption. Ce n'est qu'au trois-cent trente troisième jour d'un souffle ininterrompu qu'une petite braise apparut, puis embrasa le tas de sable, créant ainsi un corps pour l'enfant. Un corps chétif et recouvert de bandelettes, mais un corps vivant tout de même.

« Tu t’appelleras Braizz. »

Souffla une dernière fois le grand cornu avant de tomber dans les pommes (oui, Silouate se trouvait dans un verger rempli de pommiers à cet instant). Jiva dû le remplacer cette année, on se souvient encore de ce mois d'Aperirel comme du plus froid de l'histoire du monde des douze.

Silouate s'occupa avec soin de l'éducation de sa fille. Cependant, à chaque mois d'Aperirel, il la confiait à Hel Munster, un éminent forgemage qui la formait à la maîtrise des éléments. La petite s'avérait particulièrement habile dans la maîtrise du feu, mais n'avait aucune capacité pour les trois autres éléments. Hel Munster avait un autre disciple, un jeune féca du nom de Uef Tellof, qu'il avait recueilli et qui s'exerçait toute l'année. Adolescente, Braizz ne tarda pas à tomber amoureuse du jeune homme.

L'année de ses seize ans, Braizz fut envoyée en stage par Hel Munster chez son confrère Hotari Honza, forgemage de pandawa. Hotari et Hel procéderaient ainsi à un échange de disciple durant deux semaines afin d'élargir leurs connaissances. Ainsi, Braizz et Frizz se croisèrent pour la première fois.

A la fin de ce stage enrichissant, la veille de son départ, la jeune Frizz avoua ses sentiments pour le Féca, qui avait décidément un succès fou auprès des Xelorettes. Le Féca, désolé, lui avoua son amour pour Braizz. Stoïque, imperturbable, le visage de Frizz ne laissait rien paraître de sa folle colère. Gardant son sang froid, elle lui envoya un projectile de glace en plein cœur.

« Nous sommes quitte, moi aussi je te frizz le cœur. »

A son retour, Braizz trouva son aimé étendu par terre, froid comme la mort. Son sang ne fit qu'un tour, elle comprit qui était l'auteure de ce crime et se précipita vers le jeune Féca qui vivait ses derniers instants. Tandis qu'il s'évanouissait, Braizz lui susurrait à l'oreille :

« Ferme les yeux. Donne moi ta main. Sens-tu mon cœur battre ? »

Depuis ce jour, on dit que l'âme du Féca accompagne Braizz partout, sous la forme d'un feu follet impitoyable envers les ennemis de la Xelorette. Ce dernier la suivra tant qu'elle n'aura pas brûler le cœur et le corps de son ennemie jurée : Missiz Frizz.


 

Zatnortopedist

Une participation un peu trollesque qui nous a bien fait rire avec ses jeux de mots et ses références pas si déguisées !
 



Voici donc l'histoire Kros-médiatique d'une jeune fille brulante d'ambition qui voulait se faire une place au soleil.

Depuis toujours dans le Monde des 12, la vie repose sur un équilibre délicat entre les forces de la nature.

Le feu, la terre, l'eau ou la poussière sont autant d’éléments qui ont servis d'inspiration aux héros d'hier et d'aujourd'hui.

La famille de Missiz ne déroge pas à la règle. Bien que sinistrement représentée par leur aînée, Missiz Frizz, on lui oubliait souvent ses 3 cadettes, qui par le hasard de leur caractère se sont partagées les éléments restants.

La première sœur, peu inspirée, pris le nom de Missiz Brizz. Un nom emprunt de vacuité, à l'instar du vent léger qui passe quand on l'évoque, inconnue comme elle est.

La deuxième, plus modeste encore, s’émancipât de ses origines citadines pour allez cultiver des fruits sur un carré de terre. Logiquement, elle pris le nom de Missiz Fraizz.

La dernière enfin, brûlait de jalousie pour sa grande sœur, célèbre et redoutée. Toutefois, elle reprochait à sa fratrie au complet leur communication déplorable, qui n'avait occasionné que des pertes sèches, de réputation, et aucune croissance du patrimoine familial.

L'heure était donc à la relance de la firme en spéculant sur l'aura de Frizz, la benjamine recycla donc les noms de ses aînées pour entreprendre d’asseoir sa marque dans le paysage financier : Missiz Braizz, la marketeuse vicieuse qui ne manque pas d'R (heureusement)

Son plan était rusé : elle commença d'abord par monter un jeu de figurines à jouer sur plateau. Un jeu formidable qui permettrait aux braves gens de recréer les combats les plus épiques de leur histoire.

L'affaire faisait son chemin quand insidieusement, elle annonça sa sœur en personnage jouable. Mais, toute reine de l'entertainment qu'elle était, elle fit monter la sauce en changeant ses plans au dernier moment, remplaçant Missiz Frizz par un justicier en slip.

Le changement fit grand bruit, et bientôt, le nom de Missiz Frizz sur les plateaux devint une légende, occultant les faits sinistres dont elle s'était rendu coupable.

Le point culminant du plan de Missiz Braizz vint plusieurs années après, quand enfin la figurine de sa sœur rejoignit les personnages jouables disponibles.

Sous prétexte de figurine promotionnelle, Missiz Braizz s'ajouta au casting. Son obsession pour sa sœur l'ayant gratifié d'une allure similaire, la figurine à son effigie serait simple à produire, mais surtout, bien plus jouable.

Entre économie astucieuse et lutte fratricide, c'est ainsi que le nom de Missiz Braizz s'était imposée sur celui de Missiz Frizz, dont le nom faisait pourtant trembler le Monde des 12 auparavant.

Cette victoire ouvrait un nouveau champ de possibilité. Désormais, c'était ELLE, Missiz Braizz , qui ferait vendre !

Quel nouveau plan pourrait faire encore plus parler d'elle ?...

... un concours peut être ?


 

Nestor 56

Un superbe récit à la première personne, sans le moindre dialogue. On n’avait qu’une envie, de continuer à lire pour connaître la suite !
 

Sa tête lui faisait un mal de chien, comme si un crapaud-mufle croassait à l'intérieur d'elle. Elle ne comprenait que quelques bribes de phrases à ce qui se disait autour d'elle. Elle ne voyait pas grand-chose non plus, à cause du feu. Le feu ! Il fallait qu'elle parte. Maintenant. Alors qu'elle se levait difficilement, elle fut plaqué au sol par quelque chose de froid. Froid comme la mort.

Elle n'avait jamais vu si belle chose. Cette grâce, et cette délicatesse. Mais quelque chose la gênait. Malgré le masque qu'elle portait, cette femme lui était familière. Elle lui caressait la joue, lui laissant des traces de sang sur le visage. Elles étaient encadrées par de nombreux êtres ressemblant à des squelettes. Elle avait su leur nom, mais il lui était impossible de se le lui rappeler. Et elle avait si mal à la tête. Puis un point lumineux apparut, il grossit lentement, jusqu'à ce qu'il soit impossible de voir autre chose. La main quitta sa joue, et elle entendit crier.

Une maison. Dans un village. Dans cette maison, il y avait un homme. Oui, elle se souvenait de lui. Elle croyait l'avoir aimé. Soudain, les murs éclatèrent et de la glace poussa sur le sol comme un champignon. Il gelait souvent, mais jamais à l'intérieur d'habitude. Les images devenaient de moins en moins claires, mais elle eu le temps de voir l'homme emporté par les étranges créatures mortes. Était-ce des larmes qui coulaient sur ses joues ?

Elle se réveilla, attachée. La femme la regardait. Elle remarqua que celle-ci portait des bandelettes, ce qui était étrange, car d'habitude personne ne portait de bandelettes. En tout cas, elle n'en avait jamais vu. Elle vit également qu'elle portait plusieurs brûlures, dont une assez grave, sur le visage. Toutes deux pleuraient sans s'en rendre compte. Celle qui se tenait face à elle lui racontait quelque chose qu'elle ne comprenait qu'en partie sur son mari, ou quelque chose comme ça. Elle lui raconta comment celui-ci l'humiliait constamment. Elle lui raconta aussi en détail la façon dont elle s'était débarrassé de lui. Tandis qu'elle parlait, les Chafers, oui c'était ça leur nom ! Les Chafers se tordaient de douleur, du moins c'est l'impression qu'ils donnaient. Ils étaient écrasés sur le sol et leur yeux d'habitude si vide semblaient appeler à l'aide. Pendant ce temps, l'autre n'avait toujours pas terminé son discours. Ses yeux brillaient de bonheur. Elle décrivait un certain Comte Harebourg, et semblait au bord de l'extase. Elle raconta comme il était gentil avec elle, et que ses sentiments pour lui ne pouvaient qu'être réciproques. Elle s'arrêta soudainement, comprenant que l'autre ne l'écoutait plus. Puis elle lui prit la main et la posa sur son cœur. Elle le sentait battre. Elle dit se nommer Missiz Frizz, mais qu'elle pouvait l'appeler Kya. Au moment où elle relâcha sa main, les Chafers s'écroulèrent.

Le feu. Encore. Les flammes crépitaient partout dans la salle. L'Aile de l'Ambassadeur brûlait. Où était Kya ? Non, elle était Kya. Pourtant, ses servants -comment s'appelaient-ils déjà ?- ne semblait pas vouloir lui obéir. Mais si elle n'était pas Kya, qui était-elle vraiment ? Elle se souvenait seulement que son amie lui avait dit d'essayer de canaliser son énergie sur la cible. Elle se souvenait aussi d'avoir subi une violente douleur, car elle avait déçu Kya un peu plus tôt. D'ailleurs, la chaleur n'avait pas encore effacé le sang séché sur le sol. Kya avait avoué nourrir de grandes ambitions à son sujet. Peu lui importait. Elle voulait seulement être avec sa douce amie. La chaleur ne l'atteignait pas. Elle s'en rendit compte car ses jambes prenaient feu. Elle se concentra pour éteindre le feu qui lui rongeait le bas du corps, comme Kya lui avait appris. elle savait beaucoup de choses, et elle n'était jamais lasse d'apprendre de cette femme merveilleuse. Elle réussit du premier coup, Kya aurait été très contente. Elle courut pour retrouver sa tutrice et seule amie.

 La glace. Elle avait retrouvé Kya, mais celle-ci n'était pas contente du tout. Elle avait froid. Kya l'avait punie, et les zébrures qui couraient sur son dos le lui rappelaient constamment. Elle était entourée de glace. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était plus trouvé dehors. Elle eut un éclair de lucidité, qu'elle réussit à faire s'évanouir. Elle ne voulait pas penser du mal de Kya. Elle grelottait à présent. Kya aussi devait avoir froid, et elle n'était même pas là pour la réchauffer. Elle se souvenait de toutes les fois où son amie avait été bonne avec elle, et elle ne lui avait apportée en retour que des larmes. Il fallait qu'elle retrouve Kya.

Et tandis qu'elle marchait, la glace disparaissait pour ne laisser que des braises.


 

Eraflh

Une participation en alexandrins ! Voilà qui est original et a certainement retenu l’attention du jury.
 

La demoiselle m'a inspiré quelques vers et c'est ainsi que je vous raconterai son histoire.

Les Xélor étant adeptes du nombre Douze tiré du cadran du grand aiguilleur, ce poème sera donc en alexandrin ...

Hum hum ...

L'histoire que je vais ici vous raconter,
parle d'une belle et grande guerrière au sang glacé.

Si dans le froid son périple s'est terminée,
c'est au coin de la chaude forge qu'il a commencé.

Missiz Braizz, tel était son curieux sobriquet,
Elle était née sous le signe de l'horloger.

Fille d'un forgeron renommé à toutes heures sonnaient,
les lourds coups de marteaux donnant forme à l'acier.

Ainsi à son jeune âge son cœur s'est enflammé,
C'est un alchimiste qui devint son bien aimé.

Victor Frizz homme dont les fioles formaient son métier,
avait pour lui une lubie très bien caché.

Pas d'étreintes pour notre missiz frigorifié,
Ce sont les femmes âgées qu'il aimait réchauffer.

En rentrant un peu plus tôt qu'a l’accoutumé,
le cœur de notre ardente braizz parti en fumée.

Surprenant son homme avec une antiquité,
démonstration de roulage de pelle maitrisé.

Devant cette affreuse scène sont sang resta figé,
de son épée les deux amants furent transpercés.

Pour ne jamais oublier ce triste passé,
elle décida de garder son nom de mariée.

Dorénavant Miss Braizz en Frizz fut renommée,
lui rappelant pourquoi son coeur était gelé.

Sa confiance et son amour à tout jamais,
ne seront plus pour qui que ce soit accordés...

*Inspiré des livres de BG sur Missiz Frizz


 

Hornbeesama

Une histoire un peu plus classique mais bien écrite, avec une chute bien amenée et agréable.
 

Le soleil pointait déjà haut sur le royaume de Frigost, et l’heure de la relève était arrivée. Braizz regarda discretement les soldats de la garde avancer vers son escadron. Elle était vêtue de l’uniforme bleu marine typique des soldats de Frigost. Sans plus de grade, elle n’avait pas l’immense honneur de revêtir les plus beaux apparats des grands officiers.

Depuis peu, une partie de la Garde Royale était mobilisée pour surveiller et garder le Laboratoire. Sur ordre du comte Harbourg, les plus éminents scientifiques avaient pour tâche de percer les mystères du Stasis, cette énergie obscure, opposée exacte du Wakfu. De telles recherches attiraient forcément la convoitise des autres royaumes, la sécurité devait donc être maximale.

Le responsable de l’escadron, un Xelor vêtu d’une somptueuse armure jaune or, avança vers Braizz :

-« Rien à signaler ? »

Braizz toisa son interlocuteur rapidement.

- « Les expériences suivent leur cours. Quelques secousses provenant de l’intérieur du bâtiment de temps en temps. Mais pas d’ordre d’évacuer donc… a priori rien à signaler. »

Après avoir échangé les dernières consignes, Braizz et son groupe purent regagner leur caserne pour la journée. La Xelor, comme à son habitude profita de son temps libre pour se rendre à la Forge. Là elle apprenait depuis des années les arts des Forgemages. Très tôt, ses talents innés pour la Forge à Chaud, une discipline marginale sur l’île, en raison de son interdiction Royale.

En effet, la Forge à Chaud demandait bien trop d’énergie thermique et le Compte Harbourg avait explicitement ordonné que toute magie du feu soit dédiée à maintenir une chaleur relative sur l’île de glace. Toute défiance était très sévèrement punie.

Ce jour-là, elle avait décidé de confectionner une tenue qui lui tenait à cœur, inspirée d’une Xélor qu’elle avait un jour aperçue en compagnie du comte.

Mais alors qu’elle achevait son œuvre, un soldat de repos fut attiré par des tintements. Lorsqu’il découvrir la Xélor en train de braver l’Interdit, il courut alerter les supérieurs, sans bruit.

Braizz revêtit sa tenue rouge feu, et se coiffa du casque doré encore chaud qu’elle venait de terminer. Elle resta là, à se contempler avec satisfaction, jouant avec de petites flammes entre ses doigts, sans entendre un peu plus haut le groupe de soldats qui venaient l’arrêter.

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Le trajet jusqu’au château parut interminable. Enchainée à un inhibiteur de pouvoirs, Braizz dû subir le regard accusateur de la foule, alors que le cortège progressait vers le château. Toute la ville qu’elle avait défendue et servie la rejetait à présent. Elle était profondément triste. Et aussi très en colère.

Soudain, une explosion retentit. Le Laboratoire.

Aussitôt, la rumeur se rependit : une attaque était en cours.

La secousse vint ébranler les immeubles aux alentours, et une pierre mal fixée vint écraser l’inhibiteur de tout son poids. Aussitôt, Braizz sentit en elle la puissance revenir, et profitant de la tourmente, elle fit fondre ses liens.

- La prisonnière s’échappe ! tonna un officier.

- C’est surement elle qui a fomenté tout ça, hurla un autre. A mort !

La Xélor profita de cette confusion pour prendre la fuite, mais rapidement une troupe de soldats la talonna. Les nombreux détours ne suffirent pas à semer ses assaillants, et elle finit par tomber sur un cul de sac. Elle entendit les soldats encore loin jubiler de son erreur.

Que faire ? Son heure était arrivée ? Pourquoi ? Elle qui avait servi son royaume. Tuée pour un simple interdit.

- « On est en danger ? chuinta une voix dans la pénombre. »

Braizz sursauta et distingua un écalfip assis sur une caisse en bois. Avant qu’elle put parler, l’ecalfip lui proposa quelque chose.

- « Je peux te tirer d’ici. Mais en contrepartie, tu vas quitter ce monde et cette époque. Je te propose de me suivre et rejoindre les meilleurs combattants du Krosmoz. Tes Capacités feront de toi une combatante de choix. A toi de choisir, la Mort dans cette vie qui ne veut plus de toi ? ou la vie et qui sait… la Gloire ?

Que décides-tu ? Choisis vite…«

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Dans l’Inglorium, le Dieu Xélor s’ennuyait dans son palais mécanique. Il regardait distraitement deux Sinistros se bagarrer.

Un robot étrangement difforme fit irruption dans la salle du trône.

« Seigneur, le Recruteur vous informe que votre fille a rejoint l’Arène »

Le dieu leva les yeux avec lassitude:

-Robot, tu me relates des informations anciennes. Frizz a été recrutée il y a de cela des années…

-Non, Seigneur, votre autre fille. »


 

Mentions spéciales également à Faface, njfan et J3ffff66 qui ont également attiré l’attention du jury pour leurs créations, mais qui n’ont pas pu rentrer dans le top 5.

Merci à tous, et on se revoit à un prochain concours !